Quand un redresseur ne régule plus ou qu’un fusible ultra-rapide fond à chaque mise sous tension, le thyristor fait partie des premiers composants à contrôler. Tester un thyristor prend quelques minutes avec un multimètre. Encore faut-il savoir lire la mesure : sur un petit thyristor, elle donne presque toute l’information, alors que sur des thyrsitors qui commutent des milliers d’ampères, elle ne repère que les pannes franches.

Ce qu’il faut savoir avant de tester un thyristor
Un thyristor, ou SCR (Silicon Controlled Rectifier) en anglais, est un semi-conducteur à quatre couches (PNPN) qui possède trois électrodes : l’anode (A), la cathode (K) et la gâchette (G).
Au repos, il bloque le courant dans les deux sens. Si son anode est positive par rapport à la cathode et qu’on fait passer un courant de la gâchette vers la cathode, il devient conducteur de l’anode vers la cathode, et il le reste même quand ce courant de gâchette disparaît.
Il ne se bloque que lorsque le courant qui le traverse descend sous son courant de maintien, au passage par zéro d’une tension alternative par exemple, ou quand on ouvre le circuit. Ce comportement explique la plupart des erreurs de diagnostic : un thyristor en parfait état peut sembler « ne pas tenir » si le courant de l’essai est trop faible.
Trois valeurs de la fiche technique servent pendant le test :
- Le courant de gâchette (IGT) : le courant minimal pour amorcer le thyristor. Quelques milliampères sur un petit modèle, jusqu’à quelques centaines de milliampères sur un thyristor de puissance.
- Le courant d’accrochage (IL) : le courant anode-cathode à atteindre pendant l’impulsion de gâchette pour que le thyristor reste conducteur ensuite.
- Le courant de maintien (IH) : le courant en dessous duquel il se bloque. Une dizaine de milliampères sur un BT151, plusieurs centaines de milliampères sur un gros thyristor press-pack.
Repérer l’anode, la cathode et la gâchette
Le brochage change d’un boîtier à l’autre, et parfois d’un fabricant à l’autre pour un même boîtier : la fiche technique (datasheet) du composant reste la référence. Les repères les plus courants :
- Petit thyristor en boîtier TO-220 : sur le BT151, l’un des plus répandus, la broche 1 est la cathode, la 2 l’anode et la 3 la gâchette. La languette métallique est reliée à l’anode.
- Thyristor vissé : c’est le modèle à goujon qu’on visse directement dans son dissipateur. Le goujon fileté est le plus souvent l’anode et la connexion du dessus la cathode. À côté, un ou deux fils fins : la gâchette et, sur les plus gros modèles, la cathode auxiliaire. Il existe des versions à polarité inversée, d’où l’intérêt de vérifier.
- Thyristor press-pack : ce palet de céramique qu’on serre entre deux dissipateurs a ses deux faces de contact pour anode et cathode, avec un symbole sur le boîtier qui indique le sens. Le fil de gâchette et celui de cathode auxiliaire sortent du côté de la cathode.
- Module : quand deux thyristors partagent la même semelle isolée, le schéma interne et le numéro des bornes sont marqués sur le boîtier, et les gâchettes sortent sur de petites cosses.
Quand le boîtier a une cathode auxiliaire, c’est entre elle et la gâchette que se branche la commande, pas sur la grosse connexion de cathode. Les mesures de gâchette se font donc entre ces deux fils.
Les précautions avant de mesurer
Un thyristor se teste hors tension :
- Couper et consigner : ouvrez le sectionneur, condamnez-le, puis vérifiez l’absence de tension au plus près du composant. Ces opérations demandent l’habilitation électrique qui correspond à l’installation.
- Décharger : les condensateurs du bus continu et ceux des circuits RC d’aide à la commutation (snubbers) peuvent garder une charge dangereuse plusieurs minutes après la coupure.
- Isoler le thyristor : débranchez au moins sa gâchette et une connexion de puissance, ou sortez-le du montage. Sinon, le multimètre mesure aussi tout ce qui est branché en parallèle (circuit RC, résistances d’équilibrage, autres bras du pont) et la mesure ne veut plus rien dire.
- Mesurer à température ambiante : à chaud, le courant de fuite d’un thyristor augmente nettement, et un composant sain peut passer pour défaillant.
Comment tester un thyristor au multimètre
Réglez le multimètre en mode test de diode, le calibre repéré par le symbole de la diode. Il affiche la chute de tension d’une jonction en volts, et « OL » (ou « 1 » sur certains appareils) quand le courant ne passe pas. Le calibre ohmmètre marche aussi, mais ses valeurs sont moins faciles à interpréter. Dans la suite, la pointe rouge est le + du multimètre et la pointe noire le COM.
Mesure 1 : entre la gâchette et la cathode
Pointe rouge sur la gâchette, pointe noire sur la cathode : la jonction gâchette-cathode se comporte comme une diode et l’appareil affiche environ 0,5 à 0,7 V. Inversez les pointes, vous devez lire une valeur nettement plus élevée, ou OL.
Sur certains thyristors, une résistance interne relie la gâchette à la cathode. La mesure dans le sens inverse affiche alors une valeur plus basse que prévu, sans qu’il y ait de défaut. Dans le doute, comparez avec un thyristor identique en bon état, celui d’un autre bras du même pont par exemple.
Deux résultats doivent alerter :
- Une valeur proche de zéro dans les deux sens : la jonction gâchette-cathode est en court-circuit.
- OL dans les deux sens : la liaison de gâchette est coupée. Sur un thyristor de puissance, c’est souvent un fil de gâchette arraché ou mal raccordé.
Mesure 2 : entre l’anode et la cathode
Pointe rouge sur l’anode et noire sur la cathode, puis l’inverse. Gâchette non raccordée, un thyristor en bon état bloque dans les deux sens : l’afficheur indique OL les deux fois.
Une valeur proche de zéro dans les deux sens, ou un bip en mode continuité, signe un thyristor en court-circuit. C’est la panne la plus fréquente, et elle ne se répare pas : le composant est à remplacer. Une valeur intermédiaire, en revanche, ne suffit pas pour conclure, car elle dépend de la tension de mesure et des fuites propres à chaque composant.
Mesure 3 : entre l’anode et la gâchette
Entre l’anode et la gâchette, on attend OL dans les deux sens. Une valeur basse montre qu’une jonction interne est percée.
Le tableau des valeurs attendues
Mesures en mode test de diode, thyristor hors circuit :
| Mesure | Pointe rouge (+) | Pointe noire (COM) | Thyristor en bon état | Thyristor HS |
| Gâchette → cathode | G | K | Environ 0,5 à 0,7 V | Proche de 0 V (court-circuit) ou OL (gâchette coupée) |
| Cathode → gâchette | K | G | OL ou valeur élevée (plus basse si résistance interne) | Proche de 0 V |
| Anode → cathode | A | K | OL | Proche de 0 V ou bip |
| Cathode → anode | K | A | OL | Proche de 0 V ou bip |
| Anode → gâchette | A | G | OL | Valeur basse |
| Gâchette → anode | G | A | OL | Valeur basse |
Un thyristor qui passe ces six mesures n’a pas de court-circuit franc. Ça ne prouve pas pour autant qu’il s’amorce, ni qu’il tient sa tension nominale : c’est l’objet des tests suivants.
Vérifier l’amorçage du thyristor
Avec le multimètre, pour un petit thyristor
Toujours en mode test de diode, posez la pointe rouge sur l’anode et la noire sur la cathode : l’afficheur indique OL. Sans bouger les pointes, reliez un court instant la gâchette à l’anode avec un bout de fil. Si le courant du multimètre suffit à sa gâchette, le thyristor s’amorce, et l’appareil affiche une chute de tension, souvent entre 0,5 et 0,9 V, ou émet un bip. Sur un modèle qui demande plus de courant de gâchette, il ne se passe rien, ce qui ne veut pas dire qu’il est HS : passez au montage avec l’ampoule.
Retirez le fil. Sur la plupart des thyristors, l’affichage repasse à OL : le multimètre ne débite qu’environ 1 mA, moins que le courant de maintien, et le thyristor se bloque. Ce n’est pas une panne. Certains petits thyristors à gâchette sensible restent conducteurs jusqu’à ce qu’on lève une pointe, ce qui est bon signe aussi.
Avec une alimentation 12 V et une ampoule
Pour voir le thyristor s’amorcer puis rester conducteur, le plus parlant reste un petit montage d’essai, alimenté par une batterie ou une alimentation de laboratoire en 12 V :
- Branchez une ampoule de 12 V et 5 W entre le + et l’anode.
- Reliez la cathode au −.
- Reliez la gâchette au + à travers une résistance de 470 Ω (1/2 W) et un bouton-poussoir. Le courant de gâchette atteint une vingtaine de milliampères, assez pour la plupart des petits thyristors.
Ce que montre l’ampoule :
- Au repos : elle reste éteinte. Si elle s’allume sans qu’on touche au bouton, le thyristor est en court-circuit ou fuit beaucoup trop.
- Bouton enfoncé : elle s’allume, le thyristor s’est amorcé.
- Bouton relâché : elle reste allumée. C’est l’effet de verrouillage, et il faut ouvrir le circuit de l’ampoule pour l’éteindre.
- Jamais allumée : la gâchette ne commande plus rien, ou ce modèle demande plus de courant de gâchette (comparez avec l’IGT de la fiche technique).
Si l’ampoule s’éteint dès qu’on relâche le bouton, regardez d’abord la charge. Avec une LED ou une ampoule trop faible, le courant reste sous le courant de maintien et le thyristor se bloque normalement. Une ampoule de 5 W sous 12 V fait passer environ 0,4 A, ce qui suffit pour la plupart des petits thyristors.
Tester un thyristor de puissance : vissé, press-pack ou module
Sur un thyristor de forte puissance, le multimètre fait un premier tri, sans plus. Les fabricants le disent eux-mêmes dans leurs notes d’application : une mesure de résistance sous quelques volts ne dit pas si un composant prévu pour 1 800 ou 6 000 V tiendra sa tension, et une valeur intermédiaire ne permet de juger ni son état ni ses performances.
- Ce que le multimètre repère : un court-circuit franc entre l’anode et la cathode ou entre la gâchette et la cathode, qui se lit alors dans les deux sens, et une liaison de gâchette coupée. Sur un press-pack, une coupure entre l’anode et la cathode est très peu probable.
- La mesure gâchette-cathode : elle se fait entre le fil de gâchette et celui de cathode auxiliaire, sans dépasser 15 V et brièvement, surtout dans le sens inverse, que la gâchette supporte mal. On attend les mêmes 0,5 à 0,7 V dans un sens et une valeur élevée dans l’autre.
- Le serrage du press-pack : posé sur l’établi, l’élément interne n’est pas toujours en contact franc avec les deux faces, et les valeurs lues sont faussées vers le haut. Il est d’ailleurs normal de l’entendre ou de le sentir bouger légèrement quand on le manipule. La mesure se fait sous la force de serrage indiquée par le fabricant, dans son montage ou dans une presse.
- Les fuites : un thyristor prévu pour 2 200 V peut afficher OL sous les quelques volts du multimètre, bloquer encore à 1 000 V et claquer à 1 500 V. Même un mégohmmètre réglé sur 1 000 V ne garantit la tenue que jusqu’à 1 000 V.
Les contrôles qui se font au banc de test
Pour un verdict définitif, le thyristor passe sur un banc de test conçu pour les semi-conducteurs de puissance :
- La tenue en tension : on monte progressivement jusqu’à la tension VDRM en direct et VRRM en inverse, avec une source à courant limité, et on compare le courant de fuite aux valeurs IDRM et IRRM de la fiche technique.
- L’amorçage : le thyristor est alimenté par une source capable de dépasser son courant d’accrochage, souvent proche de l’ampère sur un gros composant, et l’on vérifie qu’il s’amorce avec le courant de gâchette prévu, envoyé entre gâchette et cathode auxiliaire.
- La chute de tension en conduction : à courant donné, elle se compare à la fiche technique ou aux autres thyristors du même pont. Un écart net avec les voisins signale un défaut de contact ou de puce, et un composant qui chauffera plus que les autres.
Si l’équipement doit de toute façon partir en réparation, autant faire diagnostiquer l’ensemble en atelier : un thyristor qui a claqué a rarement lâché seul.
Le cas du thyristor GTO
Un GTO, le thyristor qui se bloque aussi par sa gâchette, se contrôle au multimètre avec les mêmes mesures, et une précaution de plus : sa tenue en tension inverse est souvent faible. Respectez la polarité indiquée par la fiche technique, ne lui appliquez jamais une tension plus haute que sa tenue inverse, et laissez le contrôle du blocage au banc.
Peut-on tester un thyristor sans le démonter ?
Oui pour repérer un court-circuit franc, mais pas pour conclure qu’il est bon. Dans un pont redresseur triphasé, chaque thyristor est entouré de son circuit RC, des enroulements du transformateur et des autres bras du pont, et le multimètre mesure tout ça en même temps.
Deux méthodes aident quand même à trouver le coupable :
- Comparer les bras entre eux : dans un pont de six thyristors identiques, les mesures doivent se ressembler. Celui qui affiche une valeur différente des cinq autres est le premier à démonter.
- Observer en fonctionnement : c’est un travail de personne habilitée, avec une sonde différentielle ou isolée. À l’oscilloscope, on vérifie que chaque gâchette reçoit son impulsion et que la tension aux bornes du thyristor tombe à un ou deux volts quand il conduit. Une caméra thermique ou une pince ampèremétrique repèrent aussi très vite un bras qui ne travaille pas.
Pour un diagnostic sûr, débranchez au moins le fil de gâchette et une connexion de puissance du thyristor suspect avant de mesurer.
Les pannes les plus fréquentes et leurs causes
Un thyristor lâche rarement sans raison, et un composant neuf monté sans chercher la cause suit souvent le même chemin que l’ancien. Les pannes qu’on rencontre le plus :
- Le court-circuit anode-cathode : de loin le plus courant. Il suit une surtension (coupure d’une charge inductive, foudre, circuit RC défaillant), une surintensité mal coupée, par exemple par un fusible trop lent pour protéger un semi-conducteur, ou une surchauffe.
- La surchauffe : un refroidissement qui ne suit plus, à cause d’un dissipateur encrassé, d’un ventilateur à l’arrêt, d’une pâte thermique sèche ou d’un press-pack mal serré, use le composant jusqu’au claquage.
- L’amorçage intempestif : des fronts de tension trop raides (dV/dt) peuvent amorcer le thyristor sans ordre de la gâchette. C’est souvent le signe d’un circuit d’aide à la commutation abîmé, par exemple quand son condensateur a perdu une partie de sa capacité.
- La gâchette détruite : une surtension sur la commande, une inversion de polarité ou une carte de commande défaillante. Le thyristor ne s’amorce plus, ou s’amorce mal.
- L’amorçage trop lent : avec une impulsion de gâchette trop faible ou trop lente, le courant se concentre sur une petite zone de la puce au moment de l’amorçage. On dépasse alors le di/dt que le composant supporte, et ça finit par un point chaud puis un court-circuit.
Côté machine, plusieurs symptômes doivent faire penser au thyristor : des fusibles qui fondent à chaque mise sous tension, une tension de sortie qui ne se règle plus, un déséquilibre de courant entre les phases, un ronflement inhabituel, ou encore un générateur à induction qui se met en défaut au démarrage.
Remplacer un thyristor défectueux : ce qu’il faut vérifier
- La référence : la même, ou un équivalent vérifié point par point : tensions VDRM et VRRM, courant moyen IT(AV) à la température de boîtier indiquée, courant de surcharge ITSM et valeur I²t (la coordination avec le fusible en dépend), courant de gâchette IGT compatible avec la carte de commande.
- Le temps de blocage (tq) dans un onduleur : un onduleur, à induction par exemple, demande des thyristors capables de se bloquer en quelques dizaines de microsecondes. Un thyristor redresseur classique, plus lent, n’y tiendra pas.
- Le montage : couple de serrage du goujon, force de serrage du press-pack, pâte thermique propre et étalée en couche fine, isolation entre boîtier et dissipateur quand le montage en prévoit une.
- Les montages en série ou en parallèle : les thyristors y sont souvent appairés. Changer un seul composant peut déséquilibrer la répartition de la tension ou du courant.
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Questions fréquentes
Comment savoir si un thyristor est HS ?
La panne la plus courante se voit au multimètre : une valeur proche de zéro entre l’anode et la cathode, dans les deux sens. Une gâchette en court-circuit ou coupée se repère aussi à la mesure gâchette-cathode. Pour un thyristor qui ne s’amorce plus, ou qui fuit sous sa tension nominale, il faut un test d’amorçage ou un passage au banc.
Quelle valeur doit-on lire entre la gâchette et la cathode ?
En mode test de diode, environ 0,5 à 0,7 V dans le sens gâchette vers cathode, et une valeur élevée ou OL dans l’autre sens. Certains modèles ont une résistance interne qui fait baisser la mesure inverse : comparez alors avec un composant identique.
Pourquoi le thyristor ne reste-t-il pas conducteur pendant le test ?
Parce que le courant de l’essai est plus faible que son courant de maintien. Un multimètre débite environ 1 mA, alors qu’un BT151 demande une dizaine de milliampères et un gros thyristor plusieurs centaines. Avec une charge plus forte, une ampoule de 5 W par exemple, il reste conducteur.
Peut-on tester un thyristor avec un mégohmmètre ?
Oui, à condition de respecter la polarité et de ne dépasser ni la tension du composant ni la tenue inverse d’un GTO. Le résultat ne vaut que jusqu’à la tension appliquée : un thyristor de 2 000 V contrôlé à 1 000 V n’est pas garanti au-delà.
Quelle différence entre tester un thyristor et un triac ?
Un triac conduit dans les deux sens. Entre sa gâchette et l’anode 1 (A1), on lit une valeur faible dans les deux sens, et entre A1 et A2, OL dans les deux sens. Il s’amorce aussi avec un courant de gâchette positif ou négatif, là où le thyristor ne s’amorce qu’avec un courant qui va de la gâchette vers la cathode.
Comment tester un thyristor press-pack ?
Au multimètre, seulement serré à la force prévue par le fabricant, dans son montage ou dans une presse, et pour y chercher un court-circuit ou une gâchette coupée. La tenue en tension et l’amorçage se vérifient au banc.
Faire contrôler ou remplacer un thyristor de puissance
Pour un petit thyristor, le multimètre et le montage à l’ampoule suffisent la plupart du temps. Pour un thyristor de puissance, ils servent de premier tri, et le verdict se fait au banc. Si vos équipes font ce genre de contrôle régulièrement, il peut être utile de former vos techniciens sur de vrais composants. Et quand un thyristor est à remplacer, Electro Ohms fournit des modèles vissés, press-pack ou en module, sur stock ou sur mesure.
