Protection industrielle gG

Conception sur-mesure

Vous cherchez un fusible capable de protéger vos circuits aussi bien contre une surcharge lente qu’un court-circuit brutal ? C’est exactement le rôle des fusibles gG. Chez Electro-Ohms, nous maintenons un stock permanent de fusibles industriels dans les calibres les plus courants (de 0,5 A à 1 250 A) et dans tous les formats normalisés, de la taille NH000 à NH4. Fabriqués avec un corps en céramique à haute résistance à la pression interne et aux chocs thermiques pour un pouvoir de coupure élevé.

Notre équipe technique vous aide à sélectionner la bonne référence selon la tension d’utilisation, le pouvoir de coupure requis et la section de vos conducteurs. Et quand la référence d’origine n’est plus fabriquée, nous gérons les équivalences avec les grands fabricants du marché (Mersen, Socomec, Siba, Bussmann, DF Electric etc.).

Informations sur le produit

Le fusible gG, c’est quoi exactement ?

Le sigle gG vient de la norme CEI 60269. La première lettre (g) signifie « gamme complète » : le fusible coupe les surintensités sur toute la plage, des faibles surcharges jusqu’aux courts-circuits francs. La seconde lettre (G) indique un usage général, c’est-à-dire la protection des câbles, des conducteurs et des circuits de distribution.

Concrètement, un fusible gG fond lentement quand le courant dépasse modérément son calibre (une surcharge de 1,5 fois le courant nominal met environ une heure à provoquer la fusion), et très vite quand le courant explose (quelques millisecondes sur un court-circuit franc). C’est cette double capacité qui en fait le fusible « passe-partout » de l’industrie.

On le retrouve aussi parfois sous l’appellation gL dans les anciennes documentations françaises. Les deux désignations couvrent les mêmes caractéristiques de fonctionnement. Si vous tombez sur un fusible gL sur une installation ancienne, son équivalent gG fera l’affaire.

Dans quelles applications retrouve-t-on les fusibles gG ?

Les fusibles gG sont partout en milieu industriel. Tableaux de distribution basse tension, armoires de commande, protection de départs câbles, circuits d’éclairage industriel, alimentation de résistances de chauffage. Partout où la charge est résistive ou mixte, sans pointe de courant importante au démarrage.

On les retrouve aussi sur les circuits auxiliaires des machines : commande, signalisation, chauffage de coffrets, alimentations 24 V. Et dans les TGBT (tableaux généraux basse tension), ce sont les fusibles gG qui protègent les jeux de barres et les départs principaux, parce que leur pouvoir de coupure élevé et leur sélectivité naturelle les rendent irremplaçables à ce niveau de l’installation.

Quand choisir un fusible gG plutôt qu’un fusible aM ?

La question revient souvent. La réponse est simple : si votre circuit n’alimente pas un moteur avec une phase de démarrage à fort courant d’appel, partez sur un gG. Les fusibles aM (accompagnement moteur) ne protègent que contre les fortes surcharges et les courts-circuits. Ils sont volontairement « aveugles » aux faibles surcharges pour ne pas fondre pendant la phase de démarrage d’un moteur.

Un fusible gG, lui, couvre toute la plage. Si vous l’installez sur un départ moteur, il risque de fondre au démarrage. Mais sur un circuit de distribution, une alimentation, un départ éclairage ou un circuit de chauffage, c’est le bon choix. C’est d’ailleurs le fusible que les normes imposent par défaut pour la protection des conducteurs selon la NF C 15-100.

Caractéristiques techniques à connaître

Le pouvoir de coupure des fusibles gG industriels atteint couramment 120 kA sous 400/500 V et 80 kA sous 690 V. C’est largement supérieur à ce que peut offrir un disjoncteur magnétothermique de même calibre, et c’est l’une des raisons pour lesquelles le fusible reste irremplaçable dans beaucoup d’installations.

Autre point qui compte en exploitation : la sélectivité. Avec des fusibles gG, elle est naturelle et fiable. Un fusible de calibre inférieur fondra toujours avant celui du calibre supérieur en amont, à condition de respecter un rapport de calibre d’environ 1,6 entre deux étages successifs. Pas besoin de réglages, pas de coordination complexe à calculer.

Le format NH (Niederspannungs-Hochleistung, littéralement « basse tension, haute performance ») reste le standard en milieu industriel pour les calibres au-delà de 100 A. Les formats cylindriques (10×38, 14×51, 22×58) couvrent les calibres inférieurs, typiquement de 0,5 A à 125 A. Les fusibles NH existent aussi en version avec percuteur, ce qui permet de déclencher une signalisation ou une protection omnipolaire quand le fusible fond.

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